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samedi 6 avril 2013

Quelques marques pour se faciliter la vie

Voici quelques marques que je mange régulièrement sans aucun problème. Si jamais certaines personnes réagissent aux produits animaux "colzatés" comme moi, cette liste pourra, je l'espère, vous aider également un peu. Je ne fais pas de pub, mais ça peut toujours être utile pour un début.

- Vico a sorti depuis mon dernier article plusieurs produits:
Des chips: Il en existe au moins 3 paquets nature différents qui sont faîtes avec de l'huile de tournesol.
Des pistaches: le paquet est vert, et elles sont grillées à sec, c'est à dire sans aucune huile.
Des noix de cajou: le paquet est bleu, elles sont grillées avec une huile 100% tournesol.

- Reflets de France: Mogettes de Vendée: ce sont des flageolets en conserve. Je vous les donne car les boîtes de conserves des marques de supermarchés sont rarement clean malgré ce qu'indiquent les étiquettes.

- Maïs en boîte de conserve Géant vert

- Riz uncle ben's basmati 2 minutes au micro-onde (Je vous le donne pour la rapidité, des fois vous en avez sûrement marre de cuisiner)

- Desserts sojasun natures


RAYONS BIO DES SUPERMARCHES
- Purée Bjorg: ne contient aucun additif. Il existe d'autres marques, toujours dans les rayons bio.
- Crème de riz bjorg
- Lait de coco bjorg pour la cuisine (tout petits cartons)
- Lait de riz bio carrefour
- Lentilles bjorg en 1 ou 2 minutes au micro-onde


MAGASINS BIO
- Margarine Bonneterre


Je n'ai pas toutes les marques en tête, mais je tenterais de compléter au fur et à mesure que je retrouverai les produits =)

Evitez au maximum les marques de supermarché même en bio, j'ai eu beaucoup beaucoup beaucoup d'accidents avec. Préférez toujours les marques qui proposent peu d'aliments différents, il y a moins de risque de contamination.

jeudi 19 avril 2012

Comment se nourir malgré tout


Ne désespérez pas, il y a des solutions. Si vous subissez cette allergie depuis longtemps sans parvenir à la contrôler il est normal qu’une peur de la nourriture se soit installée. Il va falloir réapprendre à manger, et petit à petit, à mesure que les réactions deviendront moins fréquentes, la peur partira. Nous allons voir comment suivre ce régime de fou sans tomber en dépression.



-         L’huile de colza est partout, je désespère !

Commencez par vous mettre à la cuisine. Cuisinez tout vous-même. Puis, à chaque fois que vous allez faire les courses, choisissez un ou deux aliment dont vous avez envie, par exemple des chips, et étudier les ingrédients de toutes les chips du rayon (inutile dans le rayon gâteau sauf si vous n'êtes pas trop sensible). Sur 10 paquets vous en trouverez bien un. La fois d’après vous saurez quelle marque prendre sans y passer une heure (vérifier tout de même à nouveau la composition, elle peut changer du jour au lendemain), et faîtes la même chose avec un autre aliment. Petit à petit vous allez vous constituer toute une liste d’aliments que vous pourrez manger sans passer votre journée dans le magasin. N’hésitez pas à changer de supermarchés de temps à autres, ils ne proposent pas les mêmes marques et parfois vous trouverez des aliments dans un tel que vous n’aviez jamais trouvé dans un autre. Essayez les rayons bio, ainsi que les magasins bio. C’est plus cher, mais la liste des ingrédients est souvent plus courte, et vous trouverez quelques produits à l’huile de palme ou de tournesol.



-         Quand je vois un additif, j’ai désormais envie de cramer le magasin !

Du calme. Vous pouvez commencer par appeler les marques une par une pour leur demander si leurs additifs ont été tirés d’huile de colza. Méfiance tout de même, l’origine de l’additif peut changer du jour au lendemain sans préavis. Mais appeler les marques leur permet de découvrir que l’allergie au colza existe et de prendre conscience qu’en l’utilisant systématiquement elles se privent de certains consommateurs. C’est pour cela qu’on trouve de moins en moins d’huile d’arachide dans les produits. De plus, quand les marques reçoivent trop d’appels elles finissent parfois par préciser l’origine de tel ingrédient sur leurs étiquettes, ce qui est tout bénef pour nous.

Une autre solution consiste à aller voir dans les rayons bio et les magasins bio. Beaucoup moins d’additifs y sont autorisés. Mais attention tout de même, bio ne veut pas dire sans additif ou sans colza ! Toujours est-il que vous trouverez beaucoup plus de produits pour vous même si la facture sera 4 fois plus lourde. Méfiez-vous des farines et des pâtes bio par contre. De toutes celles que j’ai essayées je n’en ai pas encore trouvée de clean. Donc attention aux gâteaux et tout ce qui est fait avec de la farine.



-         Je tuerais pour un morceau de pain !!!

Une solution toute simple, le pain de tradition chez votre boulanger. Il doit être fait avec de la farine de tradition, et seulement 4 additifs sont autorisés, qui ne sont pas du colza. Ils sont contrôlés très souvent sur leur pain de tradition, qui est même la plupart du temps cuit dans un four à part ! Je n’ai jamais eu de problème avec le pain de tradition du boulanger, et en plus il est délicieux ! Il est parfois appelé festive, pain 1900... Attention par contre aux pains de tradition vendus en supermarchés, j'ai eu de très mauvaises surprises.



-         Et la farine dans tout ça ??

Comme pour le pain, vous pouvez prendre de la farine de tradition française. Il y a un site qui en vend sur internet. Mais le transport vous reviendra assez cher. Si vous avez un moulin pas loin de chez vous, allez-y. Vous pourrez discuter avec le meunier et il vous expliquera quels additifs il met dans telle farine et celle que vous pouvez consommer, sans forcément prendre de la farine de tradition. Non seulement elle sera moins chère que celle des supermarchés, mais en plus elle sera bien meilleure. Si personne n’habite près d’un moulin pour vous en procurer, vous pouvez toujours discuter avec des meuniers sur leurs sites pour savoir si vous pouvez consommer leur farine et  pour combien ils peuvent vous la livrer.

A partir de là vous pourrez vous cuisiner pas mal de choses. Il existe des instruments Tupperware pour fabriquer ses propres pâtes, beaucoup plus rapides que les machines à pâtes. Pour les gâteaux, vous trouverez parfois quelques marques de gâteaux faits sans lait et sans œufs par des petits moulins qui ne mettent pas d’additif dans leur farine.



-         Devenir végétalien ? Plutôt mourir !!!

Vous trouverez dans les campagnes des petits agriculteurs qui ne donnent pas de colza à leurs animaux. Moi, je me suis pris des poules que je nourris au blé et au maïs, ce qui était la seule solution pour moi. Faîtes tout de même attention à ne pas avoir une véritable allergie aux œufs, hein!
Pour le fromage, je descend en été en Auvergne, j’achète plusieurs dizaines de kilo de Cantal à un agriculteur que je connais et je congèle le tout. Ça me permet de manger du fromage toute l'année. Pour cuisiner j’utilise des laits végétaux (attention, certains contiennent de l’huile de colza), et pour remplacer la crème je mets de la crème de riz. Pour remplacer le beurre je met la même quantité d’huile. En général l’huile de tournesol passe bien partout car elle n’a pas un goût aussi fort que l’huile d’olive par exemple. Et pour les yaourts, je prends des yaourts au soja. Essayez de prendre des produits renforcés en calcium pour ne pas en manquer si vous devez vous priver de lait. Ah et pour la viande, je n’en mange pas, mais il est toujours possible d’en obtenir par des petits producteurs. Si vous habitez une grande ville, vous pouvez toujours vous arranger avec eux pour qu’ils vous en amènent un peu lorsqu’ils viennent faire des grosses livraisons dans votre ville.

Liste noire

Je vais maintenant vous donner la liste des différentes appellations, parfois farfelues, du colza. J’aurais payé une fortune pour que quelqu’un me donne cette liste il y a quelques années, ça m’aurait évité bien des désagréments. Mais malheureusement, personne n’en a été capable. Cette liste est le produit de trois interminables années d’enfer à s’arracher les cheveux sans aucune aide.
Mais bien-sûr, la sensibilité pouvant varier considérablement d’une personne à l’autre, il convient de l’adapter à soi-même, voir de la compléter. Il est inutile, voir dangereux d’enlever des produits qui ne provoquent aucune réaction. En effet, c’est ce qui rend la désensibilisation difficile. Certaines personnes vont s’habituer un peu à l’allergène à force d’être en contact. Il est donc important pour ces personnes de ne pas abaisser leur seuil de tolérance afin de ne pas devenir encore plus sensible et de faire des réactions très graves lors d’un accident ultérieur. Si vous faîtes partie de ces chanceux, faîtes simplement attention à garder vos médicaments à portée de main quand vous mangez l’un de ces ingrédients, au cas où votre corps décidait du jour au lendemain de devenir plus sensible. D’autres personnes vont se sensibiliser encore plus à force d’être en contact avec l’allergène, alors que leur seuil de tolérance augmentera lorsqu’elles ne seront plus du tout en contact avec lui. Bien sûr, si l’avis de votre médecin va à l’encontre de ce que je vous dis là, préférez toujours suivre son avis, il a de bonnes raison pour cela.


En raison des divergences de sensibilité, je vais faire plusieurs listes. Une première pour les personnes peu sensibles et une deuxième pour les personnes très sensibles.


Faible sensibilité, aliments interdits

-         Huile de colza


Certains peuvent supporter l’huile de colza quand elle est cuite car la cuisson détruit la plupart des protéines. Mais la plupart ne veut pas dire toutes. Donc attention ! Si vous la supportez très bien cuite, préférez tout de même des huiles raffinés, car elles ont été déjà préalablement chauffées lors de leur production, contrairement à l’huile de colza vierge, qui est pressée à froid, et donc bien plus dangereuse pour vous. Mais qu’elle soit raffinée n’est pas une raison pour la consommer froide. Faîtes la bien chauffer de manière à détruire encore plus les protéines restantes.

Attention également dans les restaurants. J’ai mangé une fois dans un restaurant spécialisé dans les pâtes. J’ai commandé des pâtes à l’huile d’olive. Et bien ça a été les meilleures pâtes de ma vie mais ma dernière visite dans ce restaurant. L’huile d’olive était coupée avec de l’huile de colza pour que ça leur revienne moins cher !

Si vous ne supportez pas l’huile de colza même cuite, je suis désolée de devoir vous briser le cœur en vous annonçant que vous ne pourrez plus manger à McDonald. Leurs frites sont faîtes avec de l’huile de colza.
Attention également aux bouteilles composées de plusieurs huiles différentes. Parfois on pense que c’est juste de l’huile de tournesol et catastrophe ! Redoublez de vigilance en faisant vos achats et exigez de voir la bouteille d’huile quand vous mangez chez quelqu’un ou au restaurant.

           Huile de Canola

C'est l'huile de colza canadienne. "Can" pour Canada, et "ola" pour colza. Si vous partez là-bas, faîtes très attention, elle est apparemment très utilisée.

-         Huile/Huile végétale


N’ingurgitez jamais quoi que ce soit sans que l’origine de l’huile ne soit précisée. Inutile de jouer à la roulette russe, depuis que les écolos boycottent l’huile de palme vous avez 99% de chance que ce soit de l’huile de colza. Le 1% restant c’est de l’huile de palme, mais qui sera probablement changé en huile de colza sans aucun avertissement préalable dans très peu de temps lorsque la marque voudra redorer son blason.


-         Matières grasses/Matières grasses végétales


Première erreur de la personne allergique dans le déni ! Non ce n’est pas parce qu’il n’y a pas précisé que la matière grasse utilisée est végétale qu’il s’agit de matière grasse animale. Les végétariens veillent au grain et on retrouve de moins en moins de matière grasse animale sous cette appellation. Tout comme la mention huile, vous avez 99% de chances que ce soit de l’huile de colza aujourd’hui. Pas la peine de détester les gorilles, hein !


Les plus chanceux peuvent s’arrêter là. Mais je vous conseille de lire la suite, pas pour vous effrayer, mais seulement pour vous rendre compte de votre chance dans votre malheur ! Les autres, je vous conseille de boire un ou deux verres avant de passer à la suite.


Forte sensibilité, ingrédients interdits


-         Additifs

Un grand nombre d’additifs peuvent être issus de l’huile de colza. Les additifs alimentaires regroupent les colorants, les conservateurs, les émulsifiants… Ce sont principalement les émulsifiants qui vous rendront la vie impossible. Ainsi, si vous trouvez un produit qui indique « sans colorant et sans conservateur », il peut très bien contenir des émulsifiants.

Je ne peux pas vous donner la liste complète car je ne suis pas biochimiste, j’en ai découvert pas mal grâce à des années de réactions allergiques et de recherche. Je n’ai pas tout essayé car mon corps a fini par me dire stop. Il est possible que certains ne vous fassent rien car vous n’êtes peut-être pas allergique à la même protéine du colza que moi. En tout cas, il semblerait qu’au moins une trentaine d’émulsifiants puissent en être issus. Ne pouvant pas retenir tous les numéros, je n’achète pas un produit s’il contient un E400 quelque chose (E401,E402…), ça m’évite de passer 3 jours au supermarché. Mais libre à vous d’aller faire vos courses avec la liste complète. Attention tout de même, les marques savent qu’un bon nombre de consommateurs n’achètent pas quand ils voient des additifs sur l’étiquette. Du coup, ils mettent parfois le nom au lieu du numéro. Ces noms sont bien souvent impossibles à interpréter pour le consommateur, ce qui fait qu’il ne peut pas contrôler ce qu’il mange.

Attention également à vérifier absolument tout ce qui rentre dans votre bouche. Par exemple, les chewing-gums, la viande (le jambon, les saucisses, certains steaks hachés…), les purées (mousselines et surgelées), les sauces (moutarde, mayonnaise, ketchup…), les farines (même les sans gluten), les crèmes fraîches légères, certains fromages trafiqués (genre kiri, vache qui rit…), les glaces, gâteaux, boîtes de conserve, les soupes, la levure… Et ce ne sont que quelques exemples, on en trouve vraiment partout. Alors même si vous ne comprenez pas pourquoi on irait mettre des additifs dans tel ou tel produit qui vous parait naturel, ayez le réflexe de regarder la liste des ingrédients. Ça peut vous sauver la vie.

Maintenant, quelques exemples d’additifs pouvant être issus du colza :


Ø      E322 La lécithine : Lorsqu’elle est issue du soja, la législation oblige à le déclarer (car le soja est un allergène majeur, ce qui n’est pas le cas du colza). S’il est écrit lécithine de soja vous pouvez y aller sans problème. Si rien n’est précisé, attention, il est possible que ce soit de la lécithine de colza.


Ø      E422 : Glycérol.


Ø      E471 : Mono et di-glycérides d’acide gras. Cet additif est présent dans énormément de produit. Si un allergique à l’huile de palme vous dit qu’il ne peut pas manger tel produit ça ne veut pas dire que vous pouvez. En interrogeant les fabriquants, j’ai constaté que le E471 de certains produits était issu de 2 huiles différentes.


Ø      E496 : trioléate de sorbitane. On serait tenté de croire qu’on peut en manger, vu qu’il est tiré de sorbitane. Mais il vient d’un esther sorbitol et d’acide oléïque, qui est tiré de matière grasse, donc potentiellement d’une huile, qui sera le colza si la marque est près de ses sous (comme c’est souvent le cas). Vous le trouverez notamment dans les levures.

Ø      E470 à E495 : Dérivés d’acides gras. Attention si vous cherchez sur internet. Certains sites vous diront que tel additif est toujours tiré de telle huile. C’est faux. Les industriels développent constamment leurs technologies pour pouvoir fabriquer des additifs moins chers. Si il y a des années ils n’étaient pas capables de fabriquer tout ces additifs à partir du colza c’est maintenant le cas. Et le colza étant le moins cher après l’huile de palme, je vous laisse deviner la suite.


Ø      Les auxiliaires technologiques. Une honte dans un pays où les allergies alimentaires subissent une telle augmentation. Un auxiliaire technologique est un ingrédient qui a un rôle secondaire dans une recette. Il n’y a aucune obligation à le noter sur l’étiquette si ce n’est pas un des allergènes majeurs. Par exemple, vous produisez des petits gâteaux. Vous graissez le moule avec de l’huile de colza. Le colza est ici un auxiliaire technologique car il ne fait pas partie de la recette. D’autres diront que sa part est trop minime pour en faire un ingrédient, ce qui est criminel. Et bien vous n’avez pas à mentionner le colza sur l’étiquette de votre produit. C’est lamentable. Donc, si vous faîtes une réaction avec un produit et que rien n’est écrit sur l’étiquette, ne vous entêtez pas.

Ce qu’il faut retenir des additifs, c’est que si apparaît un mot tel que glycérol, glycéride, acide gras, stéarol, stéarate… il vaut mieux appeler la marque pour en connaître l’origine. Et ce n’est pas parce que vous pouvez manger ce produit que vous pourrez manger absolument tous les autres produits de chez elle, et encore moins les sous-marques ! Et je le redis, cette liste est incomplète et peut s’adapter à votre cas. Vous pouvez supporter la lécithine de colza et réagir à du glycérol !


-         La farine


Vous pensez à une faute de frappe ? Que je suis complètement marteau ? Malheureusement non. Aujourd’hui, les farines vendues en grande surface n’ont rien de pur. Vous trouverez sur quelques emballages « lécithine de colza ». Très peu, en somme. Mais ne vous réjouissez pas. Si peu le marquent, c’est parce que beaucoup fraudent à côté. Mettre des additifs sur l’étiquette, ça fait fuir le consommateur. Alors on ne les marque pas. Si le consommateur se plaint, on peut toujours prétexter une contamination involontaire. Ou l’envoyer se faire voir parce que le colza ne fait pas partie de la liste des allergènes majeurs. Sur toutes les farines de supermarché que j’ai essayées, peu importe que la marque soit prestigieuse, je n’en ai trouvé aucune qui soit propre, malgré le 100% annoncé.


-         Le pain

L’aliment qui nous semble le plus pur est souvent le pain. Quand on nous demande comment il est fabriqué, on répond souvent avec de la farine, de l’eau, de la levure et du sel. C’est aujourd’hui totalement faux. Si vous êtes peu sensible, avant d’acheter du pain, renseignez-vous auprès de votre boulanger pour savoir quelle huile il met dedans. Si vous êtes très sensible, c’est une autre paire de manches. Beaucoup de boulangers en ont eu marre de se lever à pas d’heure pour faire du pain. Les additifs leur permettent d’alléger leur poids de travail en leur offrant une pâte plus facile à travailler.

La législation autorise le pain français à contenir une douzaine d’additifs, dont le monostéarate de glycérol dont je vous ai parlé plus haut (E471) et la lécithine (E322). Inutile de vous tourner vers du pain bio, si la législation autorise moins d’additifs en bio, la lécithine de colza y est autorisée.

Ne faîtes pas non plus la même erreur que moi. En faisant mes courses au supermarché j’avais regardé la composition du pain qu’ils y vendent, vous savez, celui qu’il suffit de réchauffer au four. La composition n’indiquait rien que je devais éviter, j’en ai donc acheté. Bien mal m’en a pris, la réaction a été pire que pour une baguette de boulanger. Depuis je sais que l’absence de tout additif pouvant être dérivé du colza sur les étiquettes de ces pains ne garantit rien du tout. Au contraire, si ces pains ont un goût et une texture si différente de ceux du boulanger, c’est qu’ils sont encore plus trafiqués.



-         Médicaments

Soyez extrêmement vigilants avec les médicaments. Ne vous contentez pas de lire les mentions sur les boîtes. Elles n’indiquent que les substances pouvant avoir un effet dangereux. Le colza n’étant pas un allergène majeur, il ne sera jamais mentionné sur la boîte. Il faut lire la composition sur la notice.

Vous trouverez 9 fois sur 10 des additifs dans les excipients pouvant être du colza. La bonne nouvelle c’est que si cela fait partie des excipients et non de la substance active vous trouverez souvent un générique qui n’en contient pas. La mauvaise, c’est que si vous êtes allergique au générique et que vous ne pouvez prendre que le vrai vous allez probablement commencer à entretenir une relation de haine avec votre pharmacien. La plupart vont vous regarder de haut et vous expliquer qu’il faut que le médecin marque non-substituable. Mais voilà, le médecin n’a pas toujours le temps ou l’envie de regarder le vidal. Et ils ne pensent pas toujours avoir besoin de le faire car ils ne se doutent pas des saloperies qu’on peut trouver dans les médicaments. Par exemple, un médecin m’a une fois prescrit de la vitamine D. Lui comme moi pensions que c’était de la vitamine D pure. Avant de la prendre j’ai eu le réflexe de lire la notice, plutôt par habitude que parce que je soupçonnais quelque chose. Et bien elle contenait de l’huile végétale.

Ne comptez jamais non plus sur votre médecin ou votre pharmacien pour connaître toutes les différentes appellations du colza. Ils n’y sont pas allergiques, ne sont pas du tout informés sur cette allergie et ne se doutent pas le moins du monde de l’enfer que vous vivez. Et puis ils sont humains, tout comme vous. C'est-à-dire que tout comme vous, rien ne les empêche de sauter une ligne en lisant une composition (vous devrez donc relire à chaque fois après eux, et je vous conseille de lire chaque étiquette 2 fois) ou de se fier à un laboratoire qui leur assure qu’il n’y a pas de colza alors qu’il y a écrit en toutes lettres sur l’étiquette « huile de colza » (vécu !!!).

Si votre pharmacien vous enquiquine pour que vous preniez le générique, ce n’est pas seulement parce qu’ils peuvent avoir des problèmes après, mais surtout parce qu’ils touchent plus en vendant un générique. Si vous avez besoin d’un antihistaminique et qu’il vous explique de haut que vous ne pourrez pas faire d’allergie au colza contenu dedans parce que c’est justement un médicament contre les allergies, ne vous laissez pas faire. Un antihistaminique ne suffit souvent pas à contrer une allergie alimentaire. Même la cortisone n’est souvent pas assez rapide, c’est pour cela que certaines personnes ont besoin d’un épipen (seringue d'adrénaline pour faire repartir le coeur en cas de choc anaphylactique). L’antihistaminique mettra au moins 15 minutes à faire effet, si jamais il pouvait faire effet sur cette allergie un jour, et si vous gonflez de la gorge en 2 minutes vous serez mort bien avant. Trouvez donc un pharmacien humain et gardez-le, c’est important qu’il vous fasse confiance pour ne pas vous mettre en danger en mettant votre parole en doute si le médecin a oublié de marquer non-substituable ou s’il comptait sur le pharmacien pour éplucher les étiquettes.

Si vous passez d’un médicament qui se prend de la forme orale au même médicament qui se dissout dans un verre ou sous la langue, sachez que la composition change. Ça peut également vous aider à trouver un médicament, car si vous ne pouvez pas prendre un médicament à avaler vous pourrez souvent prendre la même marque à dissoudre dans un verre ou vice-versa.





-         Arome


Apparemment, cette dénomination peut regrouper toute substance présente à moins à moins de 2% dans un produit. J’ignore si les marques y cachent du colza car j’ai une autre allergie alimentaire beaucoup plus sévère qui m’interdit de toucher à tout produit dont l’étiquette mentionne « arome ». Par précaution je vous le mets, à vous de vous renseigner auprès de chaque marque.



-         Le miel de fleurs


Les abeilles butinent les fleurs, ce qui, je pense, peut provoquer une réaction s’il s’agit de fleurs de colza. J’ai fait un test une fois en en posant sur mes lèvres et j’ai bel et bien gonflé. Mais il s’agit d’une seule fois, un autre aliment a peut-être pu fausser mon expérience, mais je n’aime pas assez le miel pour renouveler l’expérience. Donc à vous de voir tout en restant prudent.

La plupart d’entre vous pourront s’arrêter là. Mais il y a un autre phénomène dont je vais vous parler, au cas où malgré ce régime déjà draconien, vous auriez toujours des problèmes. Peu de gens semblent être concernés, donc ne vous affolez pas. Ce phénomène concerne:
      
     - la viande et les produits dérivés des animaux.

Beaucoup d’animaux se voient aujourd’hui leur ration alimentaire enrichie d’un peu de tourteaux de colza. Et pour cause : le colza ne coûte presque rien, et augmente la productivité (par exemple une vache nourrie avec du colza semble donner plus de lait). Ce n’est pas pour rien que vous trouvez bon nombre de boîte d’œufs qui clament être enrichies aux omégas (il peut s’agir également de lin). Si vous regardez les graines toutes prêtes à donner aux poules en magasin, vous verrez qu’il est très difficile d’en trouver sans colza.

En quoi est-ce que ça peut poser problème ? Savez-vous que certains bébés développent une allergie alimentaire en étant exclusivement allaités et que leur mère est obligée de faire un régime d’éviction tout le long de l’allaitement ? Et bien certaines personnes n’y échapperont pas. Les protéines (c'est ce à quoi votre corps réagit dans une allergie) passent dans le lait, les œufs, la viande. Bien sûr, les chaînes de protéines sont cassées par la digestion. Souvent le corps ne les reconnaît pas, et ne fait donc aucune réaction allergique. Mais quelques fois, chez certaines personnes, il les reconnaît quand même, ce qui donne des réactions, même si elles sont souvent moins graves.

En ce qui concerne le lait, il est chauffé beaucoup plus fort que les crèmes et le fromage durant sa production. Si vous ne supportez pas le lait, vous supporterez encore moins le fromage. Mais si vous supportez le lait il est possible que vous ne tolériez pas la crème. 
Il existe des fromages au lait crû (comme le cantal, par exemple), qui, du fait que le lait soit crû, peuvent vous causer davantage de réactions que les autres fromages. Méfiez-vous également des oeufs.

Quant à la viande, très peu d’études ont été faîtes là-dessus. Et ce n’est pas prêt de changer à mon avis. Reconnaître que l’on se retrouve à manger dans la viande ce que les animaux ont mangé, c’est reconnaître qu’on ingère potentiellement des tonnes d’antibiotiques et d’OGM en mangeant de la viande, car je le rappelle, beaucoup plus d’OGM sont autorisés dans la nourriture des animaux que dans la nôtre. Certaines semblent indiquer que le poulet et le porc sont les animaux qui gardent le plus ce qu’ils ont mangés dans leur chair. Je suis végétarienne, les œufs et le lait me donnent des réactions, mais je n’ai donc jamais eu l’occasion de tester la viande. Si vous ne tolérez pas les viandes saignantes, tentez peut-être de les faire cuire au maximum, cela pourrait vous permettre de continuer à manger de la viande.

Toujours est-il qu’un régime sans viande, sans lait et sans œufs peut-être extrêmement dangereux et il ne convient donc pas de le faire sans être sûr à 200% qu’on réagit bien à ces aliments et non à d’autres. Dans le cas où vous devriez vous passer de ces aliments il faudra à tout prix vous faire aider pour apprendre à les remplacer. Le fer végétal est moins bien absorbé que le fer animal, alors une grande prudence est de mise. Je ne veux pas rentrer dans le débat végétalien, mais toujours est-il que nous ne sommes pas tous égaux, certains végétaliens (ni viande, ni lait, ni œufs) peuvent vivre toute une vie sans problème, tandis que certains végétariens (seulement pas de viande) doivent abandonner ce régime au bout de 2 ou 3 ans car leur santé est en jeu. Une petite précision tout de même : personnellement je peux consommer des produits qui ont des traces de lait, ainsi que les pilules de médicaments qui contiennent du lait car ce qu’il reste alors de colza est trop minime pour que mon organisme à moi réagisse.



Je vais aussi vous parler d’un autre phénomène : l’allergie par procuration. Quézako ? Les allergiques connaissent assez peu ce phénomène, mais les allergologues commencent à très bien le connaître. L’allergie par procuration, c’est vous qui trinquez pour quelque chose que quelqu’un d’autre a eu le plaisir de manger ! Un comble ! C’est un ami qui vous fait la bise, votre copain ou copine qui vous embrasse, et là vous faîtes une réaction allergique parce qu’il ou elle a mangé un produit que vous ne supportez pas. Si vous êtes concerné, votre copain/copine devra subir le même régime que vous pour pouvoir vous embrasser. Vous devrez vous lavez les mains assez minutieusement avant de manger ou de les porter à votre bouche après avoir touché les mains de quelqu’un (Vous allez vous en rendre compte, les autres passent leur temps à manger et à vous tripoter après !). Ne pas mettre le stylo de quelqu’un d’autre à votre bouche, ne jamais boire dans le même verre ou  au goulot de la même bouteille que quelqu’un, ne pas manger un plat cuisiné par quelqu’un qui l’a mélangé avec la même cuillère avec laquelle il l’a goûté… Bref, vous allez passer pour le chieur de service. Mais c’est pas grave, les autres pourront toujours manger pour se consoler…

Mince, je suis allergique


Bienvenue sur l’unique blog dédié à l’allergie alimentaire au colza.

Mise en garde.
Je ne suis pas médecin, mais une simple victime de cette insupportable allergie. Ce blog n’a donc pas la vocation de se substituer aux conseils du corps médical, mais seulement de donner quelques pistes aux personnes dans le même cas que moi et leur éviter le cauchemar que j’ai dû vivre pendant des années.

Symptômes
Il n'y a pas de symptôme type pour une allergie donnée. Certaines peuvent statistiquement donner des réactions plus graves que d'autre, par exemple l'huile d'arachide qui est considérée comme une allergie très dangereuse. Mais ce ne sont que des statistiques, rien ne garantit que vous rentriez dedans. Donc, comme toutes les autres, l'allergie au colza peut donner des réactions très variées d'un individu à l'autre, et d'un moment de la vie à un autre. Par exemple, il a été prouvé qu'en situation de stress un allergique pouvait développer des réactions plus graves (il est donc important d'essayer de rester calme lors d'une allergie). En vieillissant, le risque de choc anaphylactique tend à augmenter. Les symptômes peuvent être (seuls ou combinés entre eux):
- Urticaire
- Picotement/brûlure des lèvres, de la langue, de la gorge
- Vomissements ou nausées
- Douleurs abdominales
- Oedèmes (des lèvres, de la langue, de la gorge, du visage...)
- Choc anaphylactique: chute brutale de la tension--->Arrêt cardiaque et respiratoire
.........
Ces symptômes peuvent apparaître en quelques minutes ou de longues heures après un repas. Mais certains peuvent être dûs à une intolérance alimentaire, ce qui n'est pas du tout la même chose. Une intolérance peut provoquer des vomissements et des maux de ventre, ainsi qu'une foulée d'autres symptômes tout aussi gais, mais elle ne provoque pas d'oedème ni de choc anaphylactique. En gros, elle ne met pas la vie en danger, du moins à court terme. Car la maladie coeliaque (intolérance au gluten) peut à long terme chez une personne qui ne suit pas un régime strict entraîner un cancer du côlon, une mauvaise absorption des éléments essentiels par l'intestin... Bon, rassurez-vous quand même, il y a quand même peu de personnes allergiques qui meurent d'une réaction, et les symptômes peuvent rester mineurs. Mais, tout ça pour dire qu'il est important de savoir si vous êtes allergique ou intolérant, car le traitement ne sera pas du tout le même. Et inutile d'écouter les gens qui clament que l'allergie au colza n'existe pas et qu'il ne s'agit que d'une intolérance. Tout ce qui contient une protéine peut causer une allergie, et le colza, comme énormément d'autres choses, en contient. Et ce n'est pas parce qu'on en entend peu parler qu'elle n'existe pas.

Première chose à faire
En cas de suspicion d’allergie alimentaire, il est impératif d’aller voir un allergologue pour se faire diagnostiquer. Même si vous êtes certain qu’il s’agit du colza, ne vous prenez pas pour un docteur. Les conséquences peuvent être trop graves si vous vous trompez. Vos symptômes pourraient être dûs à un autre ingrédient que vous n’auriez jamais soupçonné, ou même à une maladie.
L’allergologue devrait vous prescrire une prise de sang pour voir ce qu’il en est. Cette prise de sang va tester les antigènes IGE pour un aliment donné. Si la prise de sang revient négative, ne sautez pas tout de suite de joie. Tout d’abord, les résultats des prises de sang en ce qui concerne les allergies alimentaires sont moins fiables que pour les allergies environnementales. De plus, les IGE ne sont pas les seuls antigènes pouvant intervenir dans une allergie. Vous pourriez par exemple avoir une allergie à IGG, et la prise de sang pour les IGE reviendrait donc négative. Il convient donc de revoir votre allergologue pour en discuter avec lui et qu’il puisse poser un diagnostic selon votre tableau clinique. Obtenir un diagnostic par un praticien est très important. Aucun docteur ne vous prendra au sérieux si vous clamez que vous êtes votre propre médecin, ce qui pourrait vous mettre dans des situations dangereuses. Alors si votre allergologue ou votre médecin ne prennent pas la peine de chercher pourquoi vous gonflez de la gorge tous les 2 jours, de grâce, changez-en ! Pire, s’ils vous disent que cette prise de sang n’existe pas (vécu), ou que c’est dans votre tête (vécu aussi), fuyez !

Sévérité de l’allergie
Ne vous fiez jamais aux résultats de la prise de sang pour évaluer la sévérité de votre allergie et vous permettre de faire des écarts. En effet, certaines personnes ont des résultats très hauts avec très peu, voir aucun symptômes. D’autres peuvent avoir des résultats très bas mais avec des réactions allergiques gravissimes. Ces résultats ne garantissent pas donc grand-chose quant à la sévérité de vos symptômes. En outre, ce n’est pas parce que pendant 10 ans vous avez fait des réactions minimes que l’une d’elles ne peut pas devenir plus grave un jour. Si vous ne faîtes que de l’urticaire, personne ne pourra vous garantir qu’un jour vous ne ferez pas un œdème ou un choc anaphylactique. La prudence est donc de mise.

Sensibilité
La sensibilité à un allergène alimentaire varie énormément d’une personne à l’autre. Certains chanceux réagissent à de grandes quantités, d’autres à des micros traces. Certains peuvent manger de l’huile de colza frîte, d’autres finiront en réanimation parce qu’ils ont mangé dans une assiette ou un plat mal lavé. Ce n’est donc pas parce que votre voisin a la même allergie que vous et qu’il peut manger telle marque de biscuit que vous le pourrez forcément.

Désensibilisation
La désensibilisation des allergies alimentaires n’est pas possible. Elle était autrefois pratiquée, mais si elle a permis à certaines personnes de revivre, elle en a également tué d’autres. C’est pourquoi les médecins ne vous la proposeront pas. Vous pouvez toujours vous rendre à l’étranger, où certains hôpitaux la pratiquent, notamment en Espagne. Mais le prix reste très élevé, sans possibilité de se faire rembourser par la sécurité sociale, et surtout sans aucune garantie de résultat. Des vaccins sont actuellement à l’étude, il faudra donc vous armer de patience. Car de la patience il en faut dans le domaine de la recherche sur les allergies…

Toutefois, et c'est là qu'une visite chez l'allergologue devient très intéressante, lorsque l'allergie alimentaire est secondaire à une autre allergie environnementale, une désensibilisation à cette dernière peut parfois aider à éradiquer ou diminuer l'allergie alimentaire. Par exemple, une allergie aux bouleaux peut parfois provoquer avec le temps une allergie à certains fruits, aux noix, etc... Lorsque les personnes concernées se font désensibilisées aux bouleaux, certaines d'entre elles peuvent ensuite remanger des fruits ou y réagir beaucoup moins sévèrement. Ca ne marche pas à tous les coups, mais ça vaut le coup d'essayer. Après je n'en ai jamais entendu parler pour le colza, mais il n'y a pas énormément de personnes allergiques au colza et on entend que très peu parler de cette allergie. Donc posez la question à votre allergologue, on ne sait jamais.

Il est également possible de faire déterminer la quantité d'allergène à laquelle on réagit. Cela se fait sous hospitalisation. On vous fait ingérer une petite quantité de l'aliment auquel vous êtes allergique, et tant que vous ne faîtes pas de réaction, on augmente petit à petit les doses jusqu'à ce que l'allergie survienne. Cela doit forcément se passer à l'hôpital afin que les médecins puissent faire le nécessaire au cas où vous feriez une réaction grave. Certaines personnes en gardent un souvenir terrifiant, mais beaucoup sont contents de cette expérience. Ca leur permet de ressortir en connaissant la dose exacte à laquelle ils réagissent et d'alléger un peu leur régime. Par exemple, certains parents ont appris que leur enfant pouvait manger un petit biscuit par jour. Pour quelqu'un qui n'est pas allergique, un petit biscuit par jour ça parait dérisoire, mais pour un allergique habitué à être privé de tout, c'est déjà une victoire énorme! Après c'est à vous de mettre en balance les risques et les bénéfices et de décider si ça vaut le coup ou non.